LES MARIES 2011
Virginie THERON et Michael RAYMOND
LE 2/07/2011
Carnet du village
Mise à jour du 25/10/2011)
Naissances:
- BATALLER-VALLIER Sacha le 31/03/2011
- KHAMLICHI-RIVAS Maeva le 31/05/2011
- PAMFIL Irina LE 9/08/2011
- LABAGNARA Nathan le 4/09/2011
- RUFFY Priam le 29/09/2011
Décès:
- Mr GELLY Jacques 7/09/2011
- Mr SANXO André le 28 /09/2011
HOMMAGE
Madeleine Alibert, notre centenaire, ou une tranche de vie d’Autignac
Née le 28 octobre 1910, dans le charmant village de Barre, près de Murat,
dans le Tarn, c’est par son mariage avec François Alibert, le jour de son 23ème
anniversaire, le 28 octobre 1933 que Madeleine Gely est devenue une
Autignacoise d’adoption mais aussi une figure connue de tous et de toutes.
En effet, c’est dans son salon de coiffure ouvert en 1947 rue Pasteur, déplacé par la suite à l’angle de la Place du 14 Juillet et de la rue du Plô que des générations d’Autignacoises sont venues entretenir leur beauté, sous un nuage de laque odorante, tout en devisant de la vie du village, jusqu’au début des années 1970.
La place était alors un lieu très animé : la perception occupait l’ancienne Bibliothèque, Me Sabatier vendait encore les journaux et surveillait ses bonbons que les gamins essayaient bien de lui chaparder, tandis que son mari, à la boutique à côté, jouait les Figaro, suivant son humeur, qu’il avait parfois détestable. La boucherie tenue par Mme Guy lui faisait face et la boulangerie Delon (à l’emplacement de l’actuelle) embaumait l’air. Dans le renfoncement de la Place du 14 Juillet, M. et Mme Lagoutte, contribuaient involontairement à l’enfumer, en vendant leurs cigarettes, à côté des formulaires de régie. Et c’est encore là que certains tentaient leur chance avec ces billets de loterie. Deux épiceries à quelques mètres proposaient des nourritures plus consistantes : les Docks Méridionnaux avec M. et Mme Gil et L’épicerie Lalande à l’emplacement du Jardin de Marie tenue alors par Mme Cortes. Enfin, le Café du Commerce, avec au comptoir Marcelle et Georges Valette, faisait entendre un joyeux tintamarre quand il n’imposait pas le silence pour assister à la projection d’un film sur la place. Mais où se garaient donc les gens pour participer à tout cela ? Hé bien, n’ayant rien (ou si peu) à garer, ils marchaient à pied tout simplement.
Les années se sont écoulées ainsi, pour Madeleine, entre son fils Francis, et son mari, François très investi dans la vie associative du village, la pétanque, le jeu lyonnais et le football. Puis est venu le temps de la retraite, dans sa maison Rue du Parc où elle recevait quotidiennement la visite de sa sœur Yvonne (qui elle aussi avait épousé un Alibert : Kléber le frère de François).
Qu’il est loin le temps où le garçonnet, né en 1939, voyant arriver un beau jour de 1945 à Lesties (Tarn) un étranger à sa porte, lui avait dit : « Bonjour Monsieur ».Cet inconnu était son père, de retour de captivité.
Depuis quelques années, elle a quitté sa maison d’Autignac pour se reposer à la Maison de Retraite La Méridienne, à Béziers. C’est là qu’une délégation de la municipalité accompagnée de son fils Francis est venue lui apporter le témoignage de tout un village, épilogue pour notre centenaire d’une vie si bien remplie.
Adessiatz Dr Andria ! Le 12 septembre 1933 Ranjahaly Andriamanana (plus connu sous le nom de Dr Andria Marcel) voyait le jour à Sud Amalakely (Madagascar). Arrivé en France, il fait ses études à la faculté de médecine de Montpellier, obtient un CES des Maladies de l’Appareil Digestif, de Médecine Exotique et d’un CES de Médecine du Travail. Le 5 Août 1961 Josephe Crouzet devenait Mme Andria. Le Docteur s’installe 3, rue de la Paix à l’aube des années 70 avec son épouse qui, un diplôme d’infirmière en poche, préfère assister son époux et élever leur enfant Sylvain (très connu et très apprécié des jeunes et des moins jeunes pour sa compagnie agréable et son investissement, notamment au tennis et au foot). En 1975, il déplace son cabinet médical Rue du Parc. Tout au long de sa carrière le Docteur a été au service et à l’écoute de ses patients avec sérieux et dévouement. Très souvent il n’était pas avare non plus de ses petites notes d’humour et son accent irrésistible qui, ma foi, plaisait bien, déridait parfois certains malades. Il a exercé jusqu’à Mars 2005 pour prendre une retraite bien méritée, trop vite endeuillée par le décès de son épouse quelques mois plus tard le 12 Juin 2005. Toutefois, il a eu la joie, le 14 juin 2008, de marier son fils Sylvain avec Myriam Teissier. Le 19 septembre 2010, le Docteur nous quittait. Pour un dernier hommage une nombreuse assistance a tenu à l’accompagner et il repose désormais auprès de son épouse au cimetière d’Autignac. Nous garderons en mémoire le souvenir du Docteur Andria, de son épouse, et plus particulièrement celle de leur extrême gentillesse.
Carnet du village Naissances: Louis Viguier au foyer de Claire NOGUERO et Jérémy VIGUIER le 26 AOUT 2010. Elrich Keogh DANA né le 28/8/2010 Dylan DURAND-PEREZ 6/09/2010 au foyer de Mme YOLANDA PEREZ et MR DURAND Etienne Décès: GLEIZES Jean Michel le 10 Décembre 2009 Mr MEMBRADO Louis le 4 Janvier 2010 CROS née CARAYON Françoise le 14 Janvier 2010 VERDU Mélanie le 19 Janvier 2010 BUETAS née JOBE Geneviève le 18 Février 2010 TRICHET Adeline le 13 Mars 2010 Mme CHARREY Catherine le vendredi 27 AOUT 2010 Mme COLLIGNON Lise le 05 Septembre 2010 Mme PEREZ Carmen le 14 Septembre 2010 Mr ANDRIAMANANA R. le 19 Septembre 2010
HOMMAGE Madeleine Alibert, notre centenaire, ou une tranche de vie d’Autignac Née le 28 octobre 1910, dans le charmant village de Barre, près de Murat, dans le Tarn, c’est par son mariage avec François Alibert, le jour de son 23ème anniversaire, le 28 octobre 1933 que Madeleine Gely est devenue une Autignacoise d’adoption mais aussi une figure connue de tous et de toutes. En effet, c’est dans son salon de coiffure ouvert en 1947 rue Pasteur, déplacé par la suite à l’angle de la Place du 14 Juillet et de la rue du Plô que des générations d’Autignacoises sont venues entretenir leur beauté, sous un nuage de laque odorante, tout en devisant de la vie du village, jusqu’au début des années 1970. La place était alors un lieu très animé : la perception occupait l’ancienne Bibliothèque, Me Sabatier vendait encore les journaux et surveillait ses bonbons que les gamins essayaient bien de lui chaparder, tandis que son mari, à la boutique à côté, jouait les Figaro, suivant son humeur, qu’il avait parfois détestable. La boucherie tenue par Mme Guy lui faisait face et la boulangerie Delon (à l’emplacement de l’actuelle) embaumait l’air. Dans le renfoncement de la Place du 14 Juillet, M. et Mme Lagoutte, contribuaient involontairement à l’enfumer, en vendant leurs cigarettes, à côté des formulaires de régie. Et c’est encore là que certains tentaient leur chance avec ces billets de loterie. Deux épiceries à quelques mètres proposaient des nourritures plus consistantes : les Docks Méridionnaux avec M. et Mme Gil et L’épicerie Lalande à l’emplacement du Jardin de Marie tenue alors par Mme Cortes. Enfin, le Café du Commerce, avec au comptoir Marcelle et Georges Valette, faisait entendre un joyeux tintamarre quand il n’imposait pas le silence pour assister à la projection d’un film sur la place. Mais où se garaient donc les gens pour participer à tout cela ? Hé bien, n’ayant rien (ou si peu) à garer, ils marchaient à pied tout simplement. Les années se sont écoulées ainsi, pour Madeleine, entre son fils Francis, et son mari, François très investi dans la vie associative du village, la pétanque, le jeu lyonnais et le football. Puis est venu le temps de la retraite, dans sa maison Rue du Parc où elle recevait quotidiennement la visite de sa sœur Yvonne (qui elle aussi avait épousé un Alibert : Kléber le frère de François). Qu’il est loin le temps où le garçonnet, né en 1939, voyant arriver un beau jour de 1945 à Lesties (Tarn) un étranger à sa porte, lui avait dit : « Bonjour Monsieur ».Cet inconnu était son père, de retour de captivité. Depuis quelques années, elle a quitté sa maison d’Autignac pour se reposer à la Maison de Retraite La Méridienne, à Béziers. C’est là qu’une délégation de la municipalité accompagnée de son fils Francis est venue lui apporter le témoignage de tout un village, épilogue pour notre centenaire d’une vie si bien remplie.